La réactivité, c’est parfois frustrant. Tout à l’heure, j’étais très content d’un titre que j’avais trouvé. Une petite satisfaction simple, mais de courte durée. L’info a évolué, j’ai dû retitrer…
Le sujet ne me passionne pas tant que ça : le conflit autour du comité Miss France. Aujourd’hui, on élisait Miss Rennes, et la société Endemol refusait, paraît-il, que Miss France 2010 paraisse en ces lieux car le comité régional était resté fidèle à Mme de Fontenay. L’organisateur rennais, bien embêté de ne pas avoir Malika, avait assigné cet après-midi Endemol en référé devant le tribunal de commerce de Rennes. Une première judiciaire dans le conflit entre Endemol et Mme de Fontenay. A Rennes.
Ça ne me passionnait guère, mais je ne pouvais pas passer à côté de cette info, fournie par l’AFP. Je rédigeai donc une petite brève sur le sujet, avec un titre pas très funky au départ : « Election de Miss Rennes : Endemol assignée au tribunal ». Pour info, notre éditeur impose de commencer par donner un titre pour pouvoir créer un article. C’était donc un titre provisoire. C’est au cours de la rédaction que je trouvais une manière plus pertinente et aguicheuse d’introduire l’info : « Election de Miss Rennes avec ou sans Miss France ? La réponse au tribunal… » (oui, j’ai le droit de faire aussi long !). J’étais très content de mon titre, et recevait même les compliments spontanés de mon collègue de bureau, sur qui pourtant je n’ai aucun dossier compromettant car il est irréprochable…
Vu qu’en plus j’avais une jolie photo de Malika Ménard avec Geneviève de Fontenay qui faisait une tête pas possible, j’étais content de mon petit bourrier. Même s’il n’avait pas grand intérêt et que je n’y avais consacré que quelques minutes. A peine trois heures après, patatras. Endemol annonçait que la venue de Malika Ménard n’était absolument pas remise en cause et qu’elle serait bien présente. Le référé était maintenu, mais l’assurance de la présence de Miss France rendait tout ça nettement moins intéressant, et m’obligeait à ôter mon beau titre de la une.
Pauvres tâcherons du web que nous sommes, nos « œuvres » sont bien éphémères. Et je ne résiste pas pour conclure à citer Ronsard :
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Je sais, le parallèle entre Ronsard, une rose, la jeunesse et un titre sur Miss France est osé. Certes. Mais c’est mon blog, je fais ce que je veux !



… triste histoire! Tu peux toujours te concentrer sur ton collègue de bureau qui a très certainement (et cela malgré son air irréprochable) un ou deux dossiers planqués derrière le dossier de sa chaise, ou derrière le faux fond du dernier tiroir de son bureau ou encore sous le lino à moitié décollé dans le coin gauche de la pièce à côté de la fenêtre.
Car oui! tout le monde cache des choses, la preuve étant les compliments spontanés : un homme honnête aurait, par pure jalousie, dénigré ce titre Ô combien éclatant, ou tout du moins émis quelques réticences…
Tu as entièrement raison. J’ai été naïf ; désormais je vais me méfier de lui !